Romain-Pierre Ravailhe

Élements biographiques

Romain-Pierre Ravailhe,  Don Juan, ou Comme quoi les mauvais sujets sont les ennemis de tout le monde autant que d'eux-mêmes… (1876)

“ Elle aiguise patiemment et en silence, dans la sérénité de la lumière, aussi bien que dans l'ombre de la nue, le glaive dont elle est armée, et ses coups sont inévitables.
L'oeil n'aperçoit pas tout d'abord les ravages du mal qui flatte et qui plaît. On est tout entier à la fascination du plaisir, on croirait volontiers à son éternité. Mais ce rêve de voluptés sans fin se dissipe bientôt : on se réveille l'épine au coeur, l'ennui dans l'âme, et, sans qu'on puisse l'entrevoir encore, la mort cachée dans les replis d'un organisme qu'on croyait à l'abri de toute atteinte.
”
Source : Gallica

Romain-Pierre Ravailhe,  Don Juan, ou Comme quoi les mauvais sujets sont les ennemis de tout le monde autant que d'eux-mêmes… (1876)

“ Avec les moeurs tombent toutes ces saintes énergies. La
satisfaction des sens devient le tout de la vie. L'âme n'est plus en elle-même, elle a passé dans la chair et le sang. La seule passion qui lui reste est une passion de brute. Le poëte épicurien l'a exprimé à sa façon, c'est-à-dire admirablement, en parlant de lui-même : Ce sont deux poëtes raffinés et de fin génie qui se font les confidences que vous allez entendre.
« Veux-tu rire au dépens d'un pourceau d'Epicure ? Viens me voir, tu me trouveras brillant d'embonpoint, la peau luisante et bien soignée » (1) .
”
Source : Gallica

Romain-Pierre Ravailhe,  Don Juan, ou Comme quoi les mauvais sujets sont les ennemis de tout le monde autant que d'eux-mêmes… (1876)

“ « Faisons avancer les femmes et les pauvres, la douceur et l'humilité, ces deux bras qu'il faut jeter au cou de Don Juan pour le réduire, comme au cou du Dieu juste pour lui faire humble et douce violence ».
Un jour, le pervers doit être touché par la grâce descendant, à l'appel de la prière, comme un fleuve de vie des hauteurs où la miséricorde a dressé son trône ; son âme se réveillera dans la pourriture de son sépulcre ; elle poussera un cri de reconnaissance et d'amour ; elle se plongera dans le bain des ondes régénératrices et revivra rajeunie à la la lumière et à la vertu.
”
Source : Gallica

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