Henri-Sébastien Blaze

Résumé

Henri-Sébastien Blaze Julien, ou Le prêtre.. Partie 2 (1805)

Si les erreurs de la jeunesse vous ont jeté dans le travers, la religion vous ouvre ses trésors salutaires, et le Dieu qui expia vos crimes se laisse toucher au repentir.
Le malheureux, étonné d'un si nouveau langage, et plus encore du zèle, des larmes, de l'enthousiasme de Julien, trembloit éperdu à ses côtés, incertain s'il écoutoit un homme ou un Ange. Ah ! lui dit-il avec l'accent de la douleur : mes fers m'accusent à vos yeux, mais mon ame est innocente, et je porte le sceau flétrissant du crime, avec un coeur fait pour la vertu.
Source : Gallica

Henri-Sébastien Blaze Julien, ou Le prêtre.. Partie 2 (1805)

Le malheureux, touché de cette bonté généreuse , lui répond avec l'accent du désespoir: ah ! qu'est-ce que le baptême, pour laver un crime aussi odieux ? — C'est le sang du Fils de Dieu, c'est la fontaine de miséricorde ou toutes les iniquités du monde ont été lavées, elle lavera aussi les vôtres, si vous mettez toute votre espérance en ce divin Rédempteur. — Oui, je crois au Dieu, quel qu'il soit, qui parle par votre bouche un si doux langage et inspire de telles vertus. Mais qui me consolera de votre mort dont mon crime est la cause ? La mienne même pourroit-elle l'expier ?
Source : Gallica

Henri-Sébastien Blaze Julien, ou Le prêtre.. Partie 2 (1805)

JULIEN , au milieu de ses nouveaux succès, n'oublia pas sa tendre mère ; il vola auprès d'elle. Je ne peindrai point leurs transports mutuels ; les amis de la vertu savent combien elle ajoute à la tendresse , et combien les sentimens de la nature s'embellissent de sa pureté. Cette digne mère, heureuse d'avoir mis au monde un martyr de la foi, mouilloit de pleurs les glorieuses marques de ses souffrances, et déplorait que la crainte de le perdre lui imposât la loi de jouir seule d'un bonheur si doux à son coeur.
Source : Gallica

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