Christopher Marlowe

Définition et enjeux

Christopher Marlowe,  Edouard II : tragédie de Christophe Marlowe (1896)

“ SPENSER. — Il le faut, Mylord. C'est la volonté du ciel jaloux !
LE ROI. — Non, c'est la volonté de l'enfer et du cruel Mortimer. Les cieux secourables n'interviennent point en cette méchante action.
BALDOCK. — Mylord, inutile de pleurer et de regimber. Nous prenons affectueusement congé de Votre Grâce. Notre arrêt est prononcé. Et, je le crains, le votre aussi.
LE ROI. — Peut-être nous reverrons-nous au ciel; mais jamais sur la terre... Dis-moi, Leicester, que va-t-on faire de nous?
LEICESTER. — Votre Majesté doit se rendre à Killingworth.
”
Source : Gallica

Christopher Marlowe,  Edouard II : tragédie de Christophe Marlowe (1896)

“ BALDOCK. — Je me nomme Baldock, j'ai conquis mes titres à Oxford et non dans les joutes chevaleresques...
LE ROI. — Tu ne m'en conviens que mieux, Baldock. Je t'attache à ma personne et me charge désormais de toi.
BALDOCK. —Je remercie humblement Votre Majesté.
LE ROI. — Et l'autre. Le connais-tu, Gaveston?
GAVESTON. — Oui, Mylord; il s'appelle Spenser ; il est de bonne maison. Faites-moi le plaisir de le retenir aussi auprès de vous ; jamais vous ne rencontrerez suivant plus dévoué et plus fidèle.
”
Source : Gallica

Christopher Marlowe,  Edouard II : tragédie de Christophe Marlowe (1896)

“ Didon, reine de Carthage. Nous y retrouvons surtout le Marlowe lyrique, au verbe imagé et exalté. Il semble que Marlowe et les trois ou quatre poètes Greene, Peele, Lodge et Nash, précurseurs, avec lui, du grand Will, éprouvent d'abord le ravissement d'une jeunesse géniale, souvent candide jusqu'à la maladresse. Ils se complaisent en une extase lyrique ; ils se soucient peu de créer et d'approfondir des caractères, de relier des événements ; tout leur est prétexte à poétiques métaphores, à épanchements, à enthousiasmes. Ils chantent, pour le plaisir de chanter. ”
Source : Gallica

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