Résumé

Christopher Marlowe Edouard II : tragédie de Christophe Marlowe (1896)

MATEVIS. — Gurney a fui, Mylord ; je crains bien qu'il nous trahisse tous deux. Laissez-moi fuir aussi.
MORTIMER. — Va-t'en à tous les diables!
MATREVIS. — Je remercie humblement Votre Honneur.
(Exit.)
MORTIMER. — Quant à moi, je me sens fort et puissant comme l'arbre même de Jupiter. A côté de moi les autres ne sont que des buissons. Tous tremblent à mon nom, et je n'en crains aucun. Voyons, qui osera m 'accuser de sa mort.
(Entre la REINE ISABELLE.)
LAREINE. —Ah! Mortimer, le roi mon fils a appris que son père est mort et que c'est nous qui l'avons tué.
Source : Gallica

Christopher Marlowe Edouard II : tragédie de Christophe Marlowe (1896)

LANCASTRE. Le saluer! Volontiers. — La bienvenue, Lord chambellan.
MORTIMER, le jeune. — La bienvenue au bon comte de Cornouailles.
WARWICK. — La bienvenue au Lord gouverneur de l'île de Man.
PEMBROKE. — La bienvenue au Secrétaire général !
KENT. — Frère, vous les entendez?
LE ROI. — Ces comtes et barons me braveront-ils toujours ainsi !
GAVESTON. — Mylord, je ne supporterai pas ces sarcasmes.
LA REINE (à part.) — Ah! pauvre moi! C'en est fait de mon rêve de félicité, si ceux-ci recommencent leurs querelles.
LE ROI. — Gaveston! Fais-leur rentrer leurs injures dans la gorge!
Source : Gallica

Christopher Marlowe Edouard II : tragédie de Christophe Marlowe (1896)

LE ROI. — Non, c'est pour Mortimer; non pas pour Edouard, car celui-ci est un agneau circonvenu par les loups qui guettent le moment de le dévorer. Mais si l'exécrable Mortimer s'empare de cette couronne, fasse le ciel qu'elle se change en un nimbe de feu dévorant, ou que, comme au front de Tisiphon, elle ne représente plus sur sa tête qu'une guirlande de serpents venimeux. Mort l'usurpateur, peut-être l'Angleterre rétablira-t-elle
sur le trône le fils de son roi légitime et le nom d'Edouard survivra-t-il à l'Edouard qui va mourir.
Source : Gallica

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