William Shakespeare

William Shakespeare

Résumé

Portrait de William Shakespeare William Shakespeare,  Le roi Jean

“ SCÈNE I Même lieu.--La tente du roi de France.
Entrent CONSTANCE, ARTHUR ET SALISBURY.
CONSTANCE.--Partis pour se marier! Partis pour se jurer la paix! un sang parjure uni à un sang parjure! partis pour être amis! Louis aura Blanche, et Blanche aura ces provinces? Il n'en est pas ainsi; tu as mal parlé, tu as mal entendu. Réfléchis-y, recommence ton récit. Cela ne peut pas être. Tu m'as dit seulement que cela est ainsi, et j'ai la confiance que je ne puis m'en fier à toi; car ta parole n'est que le vain souffle d'un homme ordinaire.
”
Source : Gutenberg

Portrait de William Shakespeare William Shakespeare,  Le roi Jean

“ ÉLÉONORE.--Qu'appelles-tu usurpateur, roi de France?
CONSTANCE.--Laissez-moi répondre:--l'usurpateur, c'est ton fils.
ÉLÉONORE.--Loin d'ici, insolente! Oui, ton bâtard sera roi, afin que tu puisses être reine, et gouverner le monde!
CONSTANCE.--Mon lit fut toujours aussi fidèle à ton fils, que le tien le fut à ton époux: et cet enfant ressemble plus de visage à son père Geoffroy, que toi et Jean ne lui ressemblez de caractère; il lui ressemble comme l'eau à la pluie, ou le diable à sa mère. Mon enfant, un bâtard!
”
Source : Gutenberg

Portrait de William Shakespeare William Shakespeare,  Le roi Jean

“ HUBERT.--Mais mon souffle peut le ranimer, enfant.
ARTHUR.--Cela ne servirait qu'à le faire rougir et brûler de honte de vos procédés, Hubert: peut-être même qu'il lancerait des étincelles dans vos yeux, et que, comme un dogue qu'on force de combattre, il s'attaquerait à son maître qui le pousse malgré lui. Tout ce que vous voulez employer pour me faire du mal vous refuse le service. Vous seul n'avez point cette pitié qui s'étend jusqu'au fer cruel et au feu, êtres connus pour servir aux usages impitoyables.
”
Source : Gutenberg

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