William Shakespeare,
Richard II
(1595)
“ YORK. — Pour accomplir, de ton plein gré, — ce qu’une majesté fatiguée t’a fait offrir, — la cession de ta dignité et de ta couronne — à Henry Bolingbroke. RICHARD. — Donnez-moi la couronne... Là, cousin, prends la couronne : — je la tiens de ce côté, tiens-la de l’autre. — Maintenant cette couronne d’or est comme un puits profond — auquel sont attachés deux seaux, remplis l’un après l’autre : l’un, vide, s’agitant sans cesse en l’air, — l’autre, en bas, disparu et plein d’eau. — Le seau d’en bas, plein de larmes, c’est moi, — abreuvé de douleurs ; le seau qui monte, c’est vous. ”
