Résumé

Portrait de Charles Giraud Charles Giraud Le Traité de Brétigny, première partie

L’antiquité n’a rien de grand, de touchant, de poétique comme Conradin et Frédéric de Bade sur leur échafaud, et Philippe le Hardi auprès de son père à la bataille de Poitiers. Les Sinon sont dépassés par Charles de Navarre. L’animadversion démocratique appliquée à de pareils personnages n’a pas de sens ; elle manque d’intelligence et de justice. Appliquée au roi Jean appréhendant de sa main le roi de Navarre, elle n’a pas plus de raison. C’est l’époque qu’il faut haïr, non les personnes. Ce qu’était la vie féodale en France, elle l’était en Allemagne, elle l’était en Angleterre.
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Portrait de Charles Giraud Charles Giraud Le Traité de Brétigny, première partie

La vie féodale touchait à la civilisation la plus exquise par la chevalerie ; elle touche à la barbarie par l’inexorable dureté de ses pratiques et de ses lois. Elle allait sans mesure à toutes les extrémités ; la violence et la générosité n’y avaient pas de illimités. La vie réglée, la conduite mesurée, soit des personnes, soit des affaires, sont d’un autre temps. Les grandeurs de la vie féodale se montrent même dans les enfans de race [13] , chez lesquels les allures héroïques sont prononcées dès le jeune âge, en même temps qu’on y trouve des Charles le Mauvais.
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Portrait de Charles Giraud Charles Giraud Le Traité de Brétigny, première partie

Si on veut l’examiner avec attention, on y verra que le mouvement de crue et de faiblesse dans le titre des monnaies est moins accéléré sous le roi Jean que sous Philippe de Valois. Les altérations toujours fort nombreuses n’y dépassent pas en général quelques deniers pour le marc d’argent, et la proportion est analogue pour le marc d’or. Si quelque chose étonne encore, c’est la naïveté, la publicité, la répétition de la pratique.
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