Gaston Boissier,
Froissart restitué d’après les manuscrits
“ Quand on juge leur conduite de sang-froid, il semble que l’effort dépasse le devoir, et qu’on trouve un peu d’excès et de vide dans cet héroïsme sans motif. C’était en réalité la fin d’un monde, et Froissart, qui y assistait sans s’en douter, nous le fait connaître sans le savoir. La chevalerie, épuisée par ses exploits inutiles, allait périr, et déjà paraissait sur la scène ce qui devait la remplacer. Sur ces champs de bataille où les chevaliers s’obstinaient à s’attaquer corps à corps comme les héros d’Homère, on entendait pour la première fois retentir l’artillerie. ”
