Adèle d’Osmond,
Mémoires de la comtesse de Boigne
“ Adieu, mes bien chers amis ; votre Adèle ne respire que dans l’espoir d’être bientôt dans vos bras. Adieu donc, chers, mille : fois chers. Gifhorn, le 27 février. Nous sommes partis de Hambourg le 25, comme je vous le mandais, vers midi. À quatre heures, nous sommes arrivés à Lüneburg, ayant fait vingt-quatre milles anglais. Là, l’Elbe est coupée par une île ; nous avons passé le premier bras de la rivière sur la glace et vous pouvez juger de son épaisseur puisque nous avons traversé le second en bateau ; enfin, coûte que coûte, c’est fini. ”
