“ Le Rhin avec ses places fortes et les Vosges avec leurs défilés constituent la ligne de défense la plus formidable de la France. Les chemins de fer de Paris à Strasbourg par Nancy, de Paris à Chaumont d'une part par Châlons-sur-Marne et d'autre part par Troyes, de Paris à Dijon par Sens et Tonnerre, de Dijon et de Chaumont à Belfort et Mulhouse, enfin de Lyon à Mulhouse par Dijon et Besançon en augmentent encore la valeur et favorisent au suprême degré une attaque dirigée contre l'Allemagne. ”
Résumé
“Considérations sur les défenses naturelles et artificielles de la France en cas d'une invasion allemande, par Mr., lieutenant-colonel de l'État-major général...”, publiée en 1867, est une œuvre de . Des thèmes tels que rive gauche, Rhin ou Moselle y sont abordés.
Citations de Considérations sur les défenses naturelles et artificielles de la France en cas d'une invasion allemande… ()
“ Aussi le passage de la Marne par l'armée ennemie, s'il est seulement possible, constituera-t-il une opération des plus périlleuses. Même après la réussite, la défense qui trouvera des points d'appui admirables dans les nombreux villages de la rive gauche, pourra encore arrêter l'ennemi et lui faire perdre beaucoup de monde. La résistance de la défense pourrait être brisée par l'action combinée de trois armées venant de la Moselle, de la Sarre et du Haut-Rhin, qui auraient pénétré toutes trois dans la vallée de la Marne et surtout par l'intervention d'une armée venant de la Belgique. ”
“ Les Vosges dominent à la fois l'Alsace et la Lorraine et permettent d'attaquer les derrières de l'ennemi qui s'avancerait dans l'une ou l'autre de ces provinces. Les petites places de Bitche, Lichtenberg, Petite-Pierre et Phalsbourg qui garnissent les Vosges ont donc leur importance; seulement comme elles sont placées sur des escarpements, on ne peut pas songer à les agrandir. Entre la Bavière et la France, la vallée du Rhin est fermée par les lignes de Wissembourg placées sur la rive droite de la Lauter et séparées d'elles par des prairies. ”
