Neuf Brisach

Définition et enjeux

Portrait de Gaston Laurent-Atthalin Gaston Laurent-Atthalin,  Neuf-Brisach, souvenirs de siège et de captivité… (1881)

“ Un journal de Berlin, la National-Zeitung, dans son numéro du 18 novembre 1870, disait : « Aucune ville n'a eu relativement plus à souffrir de notre
meurtrière artillerie que Neuf-Brisach. Toute la ville, y compris les fortifications, n'est qu'un monceau de cendres ! Le système de Vauban a fait son temps par suite du perfectionnement de notre artillerie. »
Les ravages causés par le feu de l'ennemi étaient en effet considérables.– La voûte de la poudrière de la porte de Colmar était éventrée ; la poudrière de la porte de Bâle avait gravement souffert.
”
Source : Gallica

Portrait de Jules Claretie Jules Claretie,  Histoire de la révolution de 1870-1871 (1872-1875)

“ Quelle honte ! trois bataillons prussiens firent la police dans Schelestadt rendue. Aussitôt recommença le bombardement de Neuf-Brisach, qui devait succomber le 16 novembre. La ville fut mal défendue, le fort Mortier, qui la domine, ayant été contraint de capituler. Il n'avait (toujours l'incurie impériale) que six pièces de canon. Les Allemands — ceci n'est pas à la gloire des défenseurs de Neuf-Brisach — ne comptèrent dans ce siége que huit morts et dix-huit artilleurs blessés. Les Prussiens firent à Schelestadt 2,000 prisonniers et 5,000 à Neuf-Brisach. ”
Source : Gallica

Portrait de Gaston Laurent-Atthalin Gaston Laurent-Atthalin,  Neuf-Brisach, souvenirs de siège et de captivité… (1881)

“ Il mourut le lendemain, entouré de ses officiers.
La place était frappée d'un coup mortel. C'était grâce à l'activité infatigable du commandant Marsal, grâce au zèle patriotique dont il sut animer ceux qui étaient sous ses ordres, que Neuf-Brisach s'était trouvé le jour du siège en état d'opposer à l'ennemi une résistance .sérieuse.
C'était lui qu'à toute heure on voyait sur l'es remparts, allant d'un poste à l'autre. « Il ne suffit pas de donner un ordre, il faut veiller à son exécution », nous disait-il souvent; et ainsi il faisait, méprisant le danger.
”
Source : Gallica

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