Gaston Laurent-Atthalin,
Neuf-Brisach, souvenirs de siège et de captivité…
(1881)
“ La population de Neuf-Brisach nous faisait ses adieux aux cris de : « Vive la France ! Vive la République ! » Nous sommes en bataille sur les glacis; les troupes allemandes nous font face; sur leurs rangs serrés et sombres flotte le drapeau noir et blanc. L'ennemi nous rend les honneurs militaires; puis, à un commandement, les hommes jettent leurs armes avec tant de violence et de colère, que peu d'entre elles restent intactes. La garnison est formée en deux colonnes. L'une de ces colonnes, contournant les ruines du fort Mortier, arriva au bord du Rhin vers onze heures. ”
