Résumé

Portrait de Gaston Laurent-Atthalin Gaston Laurent-Atthalin Neuf-Brisach, souvenirs de siège et de captivité… (1881)

La population de Neuf-Brisach nous faisait ses adieux aux cris de : « Vive la France ! Vive la République ! »
Nous sommes en bataille sur les glacis; les troupes allemandes nous font face; sur leurs rangs serrés et sombres flotte le drapeau noir et blanc. L'ennemi nous rend les honneurs militaires; puis, à un commandement, les hommes jettent leurs armes avec tant de violence et de colère, que peu d'entre elles restent intactes.
La garnison est formée en deux colonnes.
L'une de ces colonnes, contournant les ruines du fort Mortier, arriva au bord du Rhin vers onze heures.
Source : Gallica

Portrait de Gaston Laurent-Atthalin Gaston Laurent-Atthalin Neuf-Brisach, souvenirs de siège et de captivité… (1881)

On battait la générale et les troupes furent bientôt rendues dans les ouvrages.
Une grêle de projectiles s'abattait sur toutes les parties de la ville.
En un moment, tout le quartier compris entre la porte de Strasbourg et celle de Bàle fut en feu.
L'incendie commença au manège alors rempli de fourrage; les obus, qui éclataient dans cette fournaise, soulevaient d'immenses gerbes d'étincelles.
C'était un spectacle magnifique et terrible. On ne
saurait se faire une idée des cris épouvantables que poussaient dans leur agonie les bœufs et les chevaux, dont les écuries étaient en flammes.
Source : Gallica

Portrait de Gaston Laurent-Atthalin Gaston Laurent-Atthalin Neuf-Brisach, souvenirs de siège et de captivité… (1881)

La circulation ne tarda pas à devenir périlleuse dans les fossés ; les éclats, les papillons, comme on les appelait, venaient s'abattre partout. Lorsque les obus frappaient le mur de revêtement du rempart et éclataient dans la maçonnerie, c'était une avalanche de pierres.
Plusieurs hommes de corvée ayant été atteints en portant la soupe à leurs camarades de garde dans les ouvrages, on fixa à neuf heures du matin le relevé des postes. De cette façon, la garde montante ayant pris, avant de partir, son premier repas, on n'avait plus à lui porter la soupe qu'une fois par jour, à quatre heures.
Source : Gallica

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