D Vincent, Siège de Soissons : souvenirs d'un soldat de 1870 (1901)
“ Un silence de mort, interrompu seulement par le sifflement strident des obus et des shrapnels suivi de détonations ou de bruits de murs s'écroulant, s'étendait sur toute la ville, qui avait l'aspect d'une citée abandonnée; par hasard, une ordonnance portant des ordres, des pompiers courant aux endroits incendiés, des blessés, des mourants que l'on portait à l'ambulance, puis plus rien, rien que le bruit de la canonnade, dont on percevait fort bien, même du fond des caves, les coups tirés par l'artillerie des remparts, et ceux tirés par l'ennemi ”
