Résumé

Charles-Nicolas Gabriel Journal du blocus et du bombardement de Verdun pendant la guerre de 1870 (1872)

Maîtres de Glorieux et de Regret, les Allemands eurent alors la fantaisie de pousser une pointe jusqu'aux glacis de nos remparts : mais, mal leur en prit. La ligne, la garde nationale, la mobile, des volontaires même avec leurs fusils de chasse, tout le monde était aux remparts, car les quelques coups de feu tirés à Glorieux nous avaient donné l'éveil.
On laissa l'ennemi approcher autant qu'il le voulut; puis, lorsque ses nombreux tirailleurs furent à petite portée, on les couvrit d'une grêle de balles. Bientôt, à la mousqueterie le canon vint mêler sa grosse voix.
Source : Gallica

Charles-Nicolas Gabriel Journal du blocus et du bombardement de Verdun pendant la guerre de 1870 (1872)

Nous savions que nos ennemis, ayant adopté le système de guerre qui consiste à brûler une place de loin, sans ouvrir la tranchée, sans battre en brèche et sans essayer l'assaut, nous savions qu'ils étaient à même , avec la formidable artillerie dont ils disposaient pour l'avenir, de jeter sur Verdun une telle quantité de projectiles et surtout de bombes incendiaires, que dans l'espace de douze heures, non-seulement toute la ville pouvait être en feu, mais aussi toutes nos pièces démontées, et tous nos artilleurs ou tués ou blessés dans leurs bastions.
Source : Gallica

Charles-Nicolas Gabriel Journal du blocus et du bombardement de Verdun pendant la guerre de 1870 (1872)

La garnison de Belfort est sortie avec les honneurs de la guerre; les soldats ont emporté leurs armes, les artilleurs ont emmené leurs pièces de campagne, mais la France a perdu là tout ce que, nous, nous avons gardé.
Honneur donc à notre énergique et courageuse population ! Honneur à notre garde nationale et à nos braves volontaires ! Honneur à notre vaillante garnison, ligne et mobile, artillerie et cavalerie,
moins heureuse mais non moins digne de l'être que celle de Belfort !
Source : Gallica

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