Bombe incendiaire

Définition et enjeux

Auguste Eschenauer Le bombardement de Strasbourg… (1870)

On peut encore, avec de la vigilance et du sang-froid, arrêter un incendie occasionné par les autres projectiles. Ici c'est impossible. La bombe incendiaire est bien nommée ; elle verse le feu, un feu fatal, un feu inextinguible. L'édifice sur lequel elle tombe, — et c'est toujours en nombre que l'ennemi en inondait son objectif très-nettement déterminé, — est voué à l'holocauste.
Source : Gallica

Ernest Hupin Les gardes nationaux et les sapeurs-pompiers de Sedan en 1870 (1896)

Qu'est-ce? Nous le comprenons bientôt, en voyant des flammes du côté du Dijonval, c'est la maison d'habitation qui brûle. Le projectile rond était une bombe incendiaire. Peu après, surgit près de nous un capitaine d'artillerie de l'armée qui, brusquement, me dit : Pourquoi ne tirez-vous pas sur cette batterie (celle de Bellevue) qui envoie ses obus jusque sur le champ de bataille? Pourquoi? mais, capitaine, avec une pièce lisse et un seul boulet, comment voulez-vous que nous tentions d'éteindre le feu de l'ennemi ! Voyez ce canon, voyez toutes nos munitions.
Source : Gallica

Étienne de Blois Traité des bombardements (1848)

L'incendie qui se manifestait en plusieurs endroits, ajoutait encore à l'affreux intérêt de ce tableau. Alors on dirigeait sur ce point un grand nombre de mortiers, et la maison se consu- mait sous une voûte de bombes. L'ennemi contemplait avec joie les effets destructeurs et terribles de sa vengeance ; et à chaque fois que le feu éclatait en ville, nous l'entendions des palissades de la citadelle crier : vivat, Victoria, victoria !.
Les incendies ne furent pas aussi fréquents que l'on avait lieu de le craindre dans un bombardement aussi affreux. Il est vrai que la bombe met rarement le feu
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature