Résumé

Ernest Hupin Les gardes nationaux et les sapeurs-pompiers de Sedan en 1870 (1896)

Mais bientôt un sinistre souvenir assombrit le charme sous lequel vous étiez ; en baissant les regards çà et là autour de soi, on revoit les emplacements où l'artillerie allemande avait braqué ses pièces en 1870 ; ici, était la batterie qui a incendié l'habitation du Dijonval ; si ce monument historique de notre industrie nationale n'a pas été réduit complètement en cendres, c'est grâce à l'habileté et au courage de nos sapeurs-pompiers qui, malgré la grèle d'obus qui tombait sur cet édifice, ne le quittèrent pas avant l'extinction complète des flammes qui le dévoraient.
Source : Gallica

Ernest Hupin Les gardes nationaux et les sapeurs-pompiers de Sedan en 1870 (1896)

Une attraction à laquelle aucun Sedanais ne résiste, quand il va se promener au bois de la Marphée, c'est de se retourner à chaque instant vers la ville, au fur et à mesure qu'il gravit le chemin en pente extra-rapide conduisant à ce bois, l'admirable panorama qui éblouit ses regards émerveillés le cloue sur place ; il admire cette belle vallée sur la colline septentrionale de laquelle s'élève en amphithéâtre la ville de Sedan.
Source : Gallica

Ernest Hupin Les gardes nationaux et les sapeurs-pompiers de Sedan en 1870 (1896)

Qu'est-ce? Nous le comprenons bientôt, en voyant des flammes du côté du Dijonval, c'est la maison d'habitation qui brûle. Le projectile rond était une bombe incendiaire. Peu après, surgit près de nous un capitaine d'artillerie de l'armée qui, brusquement, me dit : Pourquoi ne tirez-vous pas sur cette batterie (celle de Bellevue) qui envoie ses obus jusque sur le champ de bataille? Pourquoi? mais, capitaine, avec une pièce lisse et un seul boulet, comment voulez-vous que nous tentions d'éteindre le feu de l'ennemi ! Voyez ce canon, voyez toutes nos munitions.
Source : Gallica

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