Résumé

Récits et souvenirs pour les canonniers… (1896)

En quelques minutes, la batterie perdit plus d'hommes et de chevaux qu'elle n'avait fait jusque-là pendant toute la lutte d'artillerie. La place n'était pas tenable et la batterie dut, sur l'ordre du commandant Jacquot, aller prendra une nouvelle position plus en arrière.
Le mouvement s'exécuta sans désordre, grâce à l'admirable sang-froid et au dévouement absolu des hommes, bien que les pièces et les caissons, réduits à deux ou même un attelage, dussent marcher au pas à travers les terres labourées, sous une pluie de projectiles.
Source : Gallica

Récits et souvenirs pour les canonniers… (1896)

Une nuit cependant, une troupe de Mexicains, entrée par surprise dans le poste, était déjà en train d'emmener un canon quand le maréchal des logis Couchy et l'artilleur Lorrin, attirés par le bruit, donnèrent l'alarme et appelèrent le reste des servants. Un combat corps à corps s'engagea au milieu de l'obscurité ; le maréchal des logis Couchy, qui n'avait pas d'armes, étrangla un ennemi avec ses deux mains; les braves canonniers n'auraient cependant pas tardé à succomber
si heureusement une compagnie d'infanterie, cantonnée non loin de là, n'était arrivée au pas de course.
Source : Gallica

Récits et souvenirs pour les canonniers… (1896)

Pas une victoire où l'on ne puisse citer un trait d'audace et de sang-froid de nos canonniers; pas une défaite où l'on ne dise: C'est l'artillerie qui a sauvé l'armée. C'est que l'artilleur a dans sa pièce la plus légitime confiance. Toujours il compte sur elle et sur elle seule. Une batterie menacée, en effet, ne saurait chercher son salut dans la fuite. Elle tient donc jusqu'à la dernière extrémité, donnant aux autres troupes une protection solide, quitte à périr. Si l'énergie de son feu ne peut la sauver, sa résistance opiniâtre en tout cas la couvre de gloire
Source : Gallica

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