Résumé

Historique du 57e régiment d'artillerie pendant la guerre 1914-1919 (1920)

Remplaçant un officier d'une batterie voisine, il dirigeait avec le plus beau sang-froid et la plus grande énergie le tir et le ravitaillement de ses canons sous un bombardement violent et continuel d'obus explosifs et toxiques (1) .
A l'exemple de leurs officiers, les hommes sont magnifiques : rendus sourds par les explosions, à moitié aveuglés par le masque, près de succomber à l'asphyxie, ils ne songent qu'à exécuter minutieusement, scrupuleusement leur besogne, de l'exactitude de laquelle dépend le succès.
Source : Gallica

Historique du 57e régiment d'artillerie pendant la guerre 1914-1919 (1920)

Pendant que le silence règne dans le secteur et donne à l'ennemi l'impression du plus grand calme, tous se mettent au travail avec ardeur.
Officiers et hommes de troupe rivalisent de zèle, dans la volonté de vaincre qui anime tous les cœurs. Les reconnaissances sont effectuées rapidement et avec soin ; il y a sur le champ de bataille une telle densité d'artillerie qu'il faut se contenter d'un défilement insignifiant. Qu'importe, on sait que ce ne sera pas pour longtemps.
La journée du 16 est ensuite employée à amener quelques munitions et à commencer la préparation active.
Source : Gallica

Historique du 57e régiment d'artillerie pendant la guerre 1914-1919 (1920)

Nos artilleurs, pénétrés de la grandeur de leur tâche, sont prêts à toutes les épreuves, à tous les sacrifices. Les canons tirent à 1000 mètres, à 500 mètres, à 300 mètres. Les servants voient leurs obus tomber dans les masses ennemies et les clouer dans leur élan.
Les moments sont critiques, car la consommation de projectiles est effroyable. Une heure vient où le Capitaine Massol, commandant la 5e batterie, n'a plus rien dans ses coffres.
Source : Gallica

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