Résumé

D. Luizet Le chimiste Z. Roussin : chimie… (1908)

Mme Roussin, prise d'inquiétude, alla au laboratoire. Un spectable terrible l'attendait : son mari gisait inanimé dans une atmosphère rendue asphyxiante par une fuite de gaz d'éclairage. L'odorat de Roussin, quelque peu oblitéré par ses longues recherches sur la naphtaline, ne lui avait pas dénoncé le danger. On se hâta de lui porter secours. Mais la mort avait fait son œuvre, irrémédiablement, laissant en deuil une famille éplorée, sous le coup de la perte irréparable qu'elle faisait.
Source : Gallica

D. Luizet Le chimiste Z. Roussin : chimie… (1908)

L'expérience peut être répétée d'une façon encore plus simple. On verse dans un verre de montre quelques centigrammes de cristaux, puis on incline au-dessus de ce verre un flacon d'éther en vidange, c'est-à-dire contenant une atmosphère saturée de vapeurs d'éther ; presque subitement chaque cristal se résout en une goutte noire liquide. L'éther se conduit, vis-à-vis de ce corps, comme l'air saturé de vapeur d'eau, vis-à-vis de cristaux de chlorure de calcium ou de carbonate de potasse. Seulement avec l'éther la réaction est instantanée.
Source : Gallica

D. Luizet Le chimiste Z. Roussin : chimie… (1908)

A peine Z. Roussin a-t-il pu recueillir de son vivant le mérite de son invention, restée mal connue dans ses origines; la mort est venue le frapper à son poste de travail, avant que le monde savant lui ait rendu un hommage en rapport avec l'importance de son œuvre. Celle-ci, en effet, ne fut récompensée que par une médaille d'argent, décernée par le Jury de l'Exposition universelle de 1878' (2) ; puis par un prix de 3000 francs, accordé le 24 décembre 1886 par la Société d'encouragement à l'Industrie, pour l'heureuse utilisation de la naphtaline.
Source : Gallica

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