Cyanure de mercure

Définition et enjeux

Alphonse Chevallier Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires… (1875)

Le cyanure de mercure, ou prussiate de mercure, hydrocyanate de mercure, cyanure mercurique, cristallise en prismes rhomboïdaux, incolores, d'une saveur styptique désagréable, excitant fortement la salivation. Il est soluble dans l'eau et dans l'alcool, plus à chaud qu'à froid ; c'est un violent poison. Sa densité est 2,76 (Hassenfratz) . Soumis à l'action de la chaleur, il ne laisse pas de résidu lorsqu'il est pur et se réduit en cyanogène qui se dégage et en mercure qui passe à l'état de vapeurs.
Source : Gallica

Mathieu-Joseph-Bonaventure Orfila Traité de médecine légale, par M. Orfila… (1823)

Les poisons mercuriels dont il nous importe de faire l'histoire sont le deutochlorure de mercure (sublimé corrosif ) ; le deutoxyde de mercure ( précipité rouge, précipité perse) ; le protoxyde de mercure, le sulfure de mercure (cinnabre) , le cyanure de mercure , les divers sulfates et nitrates de ce métal.
Source : Gallica

Émile Valude Nouveaux éléments d'ophtalmologie… (1908)

On antiseptisera la région oculaire par des irrigations pratiquées avec une solution de cyanure de mercure; l'emploi des mydriatiques sera indiqué pour combattre les complications iritiques. Les injections sous-conjonctivales de cyanure de mercure (une ou plusieurs gouttes d'une solution à 1 /500 ou à 1/1000, ou de chloruré de sodium à4 p. 100 (un centimètre cube) agissent heureusement pour limiter l'infection. Enfin, le topique qu'on emploiera de préférence contre la localisation infectieuse sera l'iodoforme ou le xéroforme ou l'aïrol en pommadé ou en poudre.
Source : Gallica

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