Plaque photographique

Définition et enjeux

Portrait de Étienne-Jules Marey Étienne-Jules Marey la méthode graphique (1884)

La photographie donne aisément la solution désirée.
Devant le champ noir absolu braquons un appareil photographique ouvert en permanence; la plaque, nous le savons, ne sera point impressionnée. Mais, au-devant de ce champ, lançons une boule de métal brillant, nous recueillerons sur la plaque sensible la trajectoire complète que cette boule a décrite dans l'espace. La plaque photographique conserve indéfiniment l'impression que notre rétine garde passagèrement quand un objet brillant est rapidement agité devant nos yeux.
Source : Gallica

Charles Nordmann Revue scientifique. — L’Image argentée du firmament

Il s’ensuit que le même objet ne nous paraîtra pas plus brillant si nous le regardons une heure que si nous le regardons un dixième de seconde. Avec la plaque photographique, il n’en est pas de même : elle accumule presque indéfiniment les effets lumineux et c’est ainsi qu’une plaque, sur laquelle pose pendant une heure une étoile à travers une lunette, reçoit 36 000 fois plus de lumière que l’œil lorsqu’il regarde la même étoile à travers la même lunette.
Source : Wikisource

Charles Nordmann Revue des Deux Mondes

Mais dans le cas des étoiles, elle a sur celle-ci plusieurs avantages : elle permet d’étudier à loisir et de façon répétée les documents obtenus pendant un temps très court ; elle permet de faire des mesures indéfinies relativement à un phénomène pourtant éphémère, et longtemps après la fin de celui-ci ; elle permet enfin d’étudier des objets qu’avec les mêmes instruments l’œil ne peut percevoir. C’est que la plaque photographique est un véritable accumulateur de lumière, ce qui permet toujours de compenser la faiblesse des sources lumineuses par un accroissement du temps de pose.
Source : Wikisource

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