Résumé

Paul Perier Société française de photographie… (1855)

La Photographie a deux buts et deux ambitions : l'art et la science.
Le plus intéressant et le plus général, si ce n'est le plus utile, c'est encore l'art, au moins quant à présent.
Or, en fait d'art, la perfection absolue du résultat est tout ; le moyen n'est rien, ou du moins il s'efface et disparaît devant le but. Conçoit-on en effet que quelque chose soit, ou nous importe, en dehors de sa raison d'être ; et le résultat n'est-il pas la seule raison d'être du moyen ?
Source : Gallica

Paul Perier Société française de photographie… (1855)

Depuis quelques années, MM. Bisson ont consacré leur talent à la reproduction des monuments ; on peut dire qu'ils sont les Michel-Anges de l'architecture photographique. La beauté, la perfection, l'éclat de leurs ouvrages semblent défier toute rivalité.
Faisant abstraction de la dimension des épreuves, ce qui nous transporte et nous ravit, c'est, à côté d'une indescriptible finesse et d'une pureté générale inouïe, la grande et libre allure, l'harmonie, la connexité des effets les plus contraires, la lumière effrontée rehaussant, au lieu de les amortir, les mystérieuses pudeurs du clair-obscur
Source : Gallica

Paul Perier Société française de photographie… (1855)

Où trouver alors assez d'ignorance pour abriter tant de médiocrités ? Il semble qu'en ces temps de triomphes et de misères, de grandes vertus et de grands crimes, d'héroïsmes et de voluptés, où l'éclat du costume et la splendeur du logis répondaient aux fiévreuses et poignantes émotions de l'âme, les yeux fussent trempés comme les coeurs ; il semble que tout prince, tout seigneur et tout prélat fût de naissance un Mécène, et que les sombres drames qui composaient l'existence de ces hommes armassent tous leurs sens d'un instinct répulsif pour l'art médiocre, plat et mesquin.
Source : Gallica

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