Résumé

J C L Musseau Manuel des amateurs d'estampes… (1821)

Toutes les productions d'un artiste ne sont point égales ; son nom ne doit point en imposer au connaisseur ; et, plus celui-ci aura le goût sûr et délicat, et moins il cherchera à se procurer les pièces qui ne se distinguent par aucun mérite particulier.
La connaissance des estampes s'acquiert bien plus facilement que celle des tableaux. La touche du peintre est bien autrement difficile à saisir que le trait du graveur : pour l'une, il faut de l'étude, ou du moins un certain tact qui donne une grande pratique ; pour l'autre, il ne faut que des yeux et l'amour de la chose.
Source : Gallica

J C L Musseau Manuel des amateurs d'estampes… (1821)

Une collection d'estampes a cet avantage encore, qu'elle fait mieux juger des objets que les descriptions les plus détaillées. Celles-ci, très-utiles, à la vérité, pour ceux qui ont l'objet sous les yeux, font découvrir mille beautés qui n'auraient peut-être pas été aperçues ; mais il n'y a pas de discours qui puisse peindre un tableau dans l'imagination de celui qui ne l'a pas vu, sans le secours du dessin ou de la gravure.
En multipliant les bonnes productions, la gravure suspend l'invasion du mauvais goût, et peut contribuer à en arrêter les progrès.
Source : Gallica

J C L Musseau Manuel des amateurs d'estampes… (1821)

François-Edmon WEIROTTER a touché le Paysage avec une pointe très-légère. Ses compositions, sans être riches, charment par de jolies figures et de belles fabriques.
Jérôme WIERIX, qui excellait dans le petit, plaît par la finesse de ses travaux ; et ses tons, dans les chairs, sont souvent de la plus aimable douceur. Le paysage et les fabriques de son Baptême de Jésus-Christ sont d'un très-bon goût, et l'on remarque qu'il est le premier qui, dans ses estampes au burin, ait fait usage de l'eau-forte.
Source : Gallica

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