Bibliothèque nationale

Résumé

Bibliothèque nationale Nadar : [exposition, Bibliothèque nationale… (1965)

En octobre 1863, un vaste public s'amassa au Champ de Mars pour le voir s'envoler dans « le Géant » : il atterrit à Melun ; mais une autre fois, dans la même nacelle, il se retrouva dans le Hanovre après un accident dramatique ; il n'en avait pas moins battu le record de l'ascension aérostatique. Il ne dédaignait pas non plus la publicité plus prosaïque des médailles récoltées aux expositions. Sa personne elle-même, surmontée de longs cheveux roux, était une réclame vivante. « Nadar sur son front aux comètes pareil arbore l'incendie ! », disait de lui Banville.
Source : Gallica

Bibliothèque nationale Nadar : [exposition, Bibliothèque nationale… (1965)

Les portraits de Nadar nous laissent une image particulièrement expressive de ses contemporains les plus illustres. Il a su faire ressortir, dans chaque visage, le caractère dominant de l'homme : Baudelaire, aux traits précis, au regard profond et pénétrant, à la mise cavalière ; Delacroix, à la face puissante, embuée de rêve ; Victor Hugo, à la lourde tête pensive et sensuelle ; Lamartine, que Nadar n'aimait pas, et qu'il nous montre comme un grand oiseau maigre, triste et desséché.
Source : Gallica

Bibliothèque nationale Nadar : [exposition, Bibliothèque nationale… (1965)

Tout au long de sa carrière, Nadar a été un grand créateur d'atmosphère. Au bénéfice parfois d'une simple publicité. Ou encore, pour préparer le succès de quelque découverte. Mais cet art, qui fut le sien, s'est révélé particulièrement efficace, lorsqu'il s'est agi d'amener ses contemporains à se présenter à l'objectif tels qu'ils étaient vraiment. Ce metteur en scène de talent a su, comme photographe, être tout simplement l'interprète le plus expressif de la réalité humaine.
Source : Gallica

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