Résumé

Jean Adhémar Portraits d'hier : 1839-1939 :… (1961)

C'est que l'objectif, il faudra bien qu'on finisse par le reconnaître, est entre les mains de l'artiste, comme la brosse ou le burin, ou le ciseau, un instrument qui se prête docilement à ses inspirations, à ses fantaisies, et si l'on pouvait en douter, il suffirait de comparer les portraits de tel photographe, praticien des plus consommés, avec ceux des deux frères Nadar. Les uns ne sont que de froides images parfaitement pures, mais sans expression et sans couleur; les autres sont des oeuvres pleines de chaleur, de mouvement et de vie.
Source : Gallica

Jean Adhémar Portraits d'hier : 1839-1939 :… (1961)

Il serait présomptueux d'écrire, comme on nous le demande, un essai sur la photographie de portrait depuis un siècle, car c'est un sujet sur lequel on sait fort peu de chose, les sources n'ayant même pas été étudiées encore.
Des recherches partielles ont jeté un jour très vif sur tel maître, sur telle forme ; les photographes anciens qui ont écrit leurs mémoires sont, par facilité, étudiés plus que les autres. Nadar restera sans doute le maître incontesté, le symbole même de la photographie ancienne, mais ses confrères, ses aînés, ses successeurs attendent encore leurs biographes.
Source : Gallica

Jean Adhémar Portraits d'hier : 1839-1939 :… (1961)

Pourquoi avons-nous vu un grand nombre de personnes revenir, comme nous, plusieurs fois devant le cadre de M. Nadar aîné? C'est que lui aussi est un artiste, et que ses portraits ont ce charme indéfinissable que l'art prête à tout ce qu'il aime. Il y a dans l'exposition du spirituel caricaturiste, devenu sérieux, de ravissants portraits de femmes que le pinceau le plus habile, nous ne craignons pas de l'avancer, ne pourrait faire éclore sur la toile avec plus de grâce et d'esprit.
Source : Gallica

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