Résumé

Photogénies. Numéro 3 : Georges Sirot… (1983)

Plaisir de fascination sans doute, qui permet l'entrée dans un monde imaginaire. Dans l'espace de la collection, des histoires se construisent, se trament, se tressent. Lisibles selon toutes sortes d'itinéraires, parmi ces vestiges éparpillés, ces fragiles traces (personnages, scènes, lieux) . On peut les brouiller à plaisir, les entremêler, passer d'un temps dans un autre. Archéologie secrète, personnelle, et traumatisme toujours renouvelé : "Chaque acte de lecture d'une photographie est implicitement, d'une façon refoulée, un contact avec ce qui n'est plus"*.
Source : Gallica

Photogénies. Numéro 3 : Georges Sirot… (1983)

En trente-trois ans, Georges Sirot aura réuni une collection de documents photographiques qui peut être considérée comme une des plus importantes du monde, illustrant particulièrement la période de 1855 à 1914. Par étapes successives, favorisées par de grands hasards, des rencontres, des choix, et par l'inlassable curiosité de son "auteur" (celui qui, étymologiquement, fut sa cause première, et qui l'accrût) , la collection se développera, comme un rhizome. La fascination d'un nom, d'un lieu, d'un événement, pouvait susciter l'urgence d'une autre recherche, comblant les manques.
Source : Gallica

Photogénies. Numéro 3 : Georges Sirot… (1983)

Mas, Prouté, Magis, tous ces marchands appréciaient les connaissances et l'esprit anecdotique de Sirot, et gardaient pour lui leurs arrivages nouveaux, dans des cartons réservés...
Au début de notre siècle, quelques hommes – une caste de rares amateurs – se passionnèrent pour les premières images photographiques. Ils eurent le mérite providentiel de sentir l'extraordinaire intérêt de ces témoignages, réels, de temps révolus. Pour la plupart de condition modeste, il est possible que leur passion de la collection se soit orientée vers ce qui était alors le plus accessible, le moins coté.
Source : Gallica

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