Albert Monier

Résumé

Albert Monier Henri Pourrat-Albert Monier (1985)

Le bon Dieu aura bien à faire, avec son paradis, pour nous rendre ces grandes heures de campagne. Ce qu'on nomme négligemment le sentiment de la nature, ce pourra être la folie dans l'herbe et dans le vent ; mais aussi le sens de la beauté des choses dans leurs rapports naturels avec l'homme, le sens de leurs conditions et de l'ordre. C'est davantage encore le besoin, non pas âpre mais violent, mais
rude, de la fraîcheur et de l'étendue telles qu'on les trouve en montagne
Source : Gallica

Albert Monier Henri Pourrat-Albert Monier (1985)

Hommes, monuments, éclairages, rien n'échappait à Albert Monier, pas même l'impalpable du charme de la ville. Un jour l'idée s'est imposée à lui : ce qu'il saisissait ici et là, c'étaient autant d'images pour le souvenir ; pourquoi ne pas les transformer en cartes postales et, par les cartes postales, faire descendre l'art de la photographie dans la rue ? Une révolution ! Aux yeux des "penseurs" et des puristes, une incongruité.
Albert Monier s'enferma dans une chaumière d'Auvergne qu'il transforma en laboratoire et en trois mois et demi, tira 100 000 cartes.
Source : Gallica

Albert Monier Henri Pourrat-Albert Monier (1985)

LABOURS
"Le paysan est d'invention toute récente. Le paysan est notre contemporain (en regard de cet immense passé) ". On a eu tard l'idée des provisions d'hiver et de la culture. Mais lorsqu'on l'a eue avec le paysan, l'homme du "sur place", tout est né. Tout : la cité, l'histoire humaine. Le paysan, l'homme fixé à un coin de terre et qui en tire ce qu'il lui faut pour se nourrir, se vêtir, se chauffer, s'abriter, cet homme-là, qui peut se passer d'autrui, est la base et le soubassement de tout.
Source : Gallica

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