Résumé

Jacques Lethève Théophile-Alexandre Steinlen, 1859-1923… (1953)

La mort d'Alex Steinlen nous a, d'abord, par sa cruelle soudaineté, plongés dans la stupeur, mais nous nous sommes bientôt repris au souvenir que ce grand artiste nous laissait de sa vie admirable de loyauté, d'abnégation et à la contemplation de son oeuvre impérissable : Nous, ses amis, nous connaissons l'une et l'autre, il nous appartient donc d'en perpétuer le souvenir et l'existence, de telle sorte que l'une et l'autre puissent servir d'exemple à ceux qui se vouent au Culte de l'Humanité et à celui de l'Art.
Source : Gallica

Jacques Lethève Théophile-Alexandre Steinlen, 1859-1923… (1953)

Pour aller au delà de la figuration, du décor, il faut non seulement l'élan fraternel qui soulève d'un bout à l'autre l'oeuvre de Steinlen, mais ce lyrisme du dessin cette entente de l'organisation lumineuse, ce dynamisme aussi, qui font que nous oublions ses inégalités rançon d'une telle abondance pour n'admirer que sa droiture, son désintéressement, et cette bonté active, lumineuse qui, à la réflexion, est aussi exceptionnelle en art que dans la vie.
Source : Gallica

Jacques Lethève Théophile-Alexandre Steinlen, 1859-1923… (1953)

On dirait qu'accompagnant Steinlen, une foule immense le charge de sa peine et de ses espoirs.
Sitôt débarqué à Paris de son pays vaudois (vers 1883) , il s'enrôle dans le journalisme satirique. Mais que l'on donne ici au mot journalisme son sens noble. Ce grand ouvrier du dessin voit moins dans son labeur un gagne-pain qu'un moyen d'aimer son prochain et de le secourir.
Au milieu de tous ces professionnels du rire et du sourire qu'on appelle les humoristes, et qui, comme Willette et comme Forain, l'ont influencé légèrement à l'époque du Chat Noir, il fait figure d'homme grave.
Source : Gallica

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