Jean Vallery-Radot

Résumé

Jean Vallery-Radot Oeuvre graphique de Toulouse-Lautrec… (1951)

L'intérêt que Toulouse-Lautrec porte au théâtre n'est pas moins vif, non certes pour les pièces qu'on y joue, mais avant tout pour ceux qui les jouent, car « seule, la figure existe ». Ne l'a-t-il pas déclaré d'ailleurs du haut de la tour du château d'Amboise dans une profession de foi qu'a recueillie Joyant ? Et comme il sait les rendre expressifs, avec tous leurs jeux de scène, les visages grimés d'acteurs et d'actrices, violemment éclairés par en-dessous des feux de la rampe ! De 1894, date ainsi toute une admirable symphonie théâtrale dont Lender est le leit-motiv.
Source : Gallica

Jean Vallery-Radot Oeuvre graphique de Toulouse-Lautrec… (1951)

Cette exclamation favorite de Toulouse-Lautrec, que ses amis entendirent bien souvent, explique toute son œuvre d'artiste. La vie, pour lui, c'était moins le décor du spectacle quotidien, que les acteurs mêmes de cette « comédie aux cent actes divers ». La vie, c'était, avant tout, la créature vivante étudiée dans ce qu'elle a de plus intime et de plus personnel, l'individu dont le caractère s'exprime par les traits de la physionomie, l'attitude, le geste.
Source : Gallica

Jean Vallery-Radot Oeuvre graphique de Toulouse-Lautrec… (1951)

« Je veux entretenir aujourd'hui le public d'un homme singulier, originalité si puissante et si décidée, qu'elle se suffit à elle-même et ne recherche même pas l'approbation. Aucun de ses dessins n'est signé, si l'on appelle signature ces quelques lettres, faciles à contrefaire,
qui figurent un nom, et que tant d'autres apposent fastueusement au bas de leurs plus insouciants croquis. Mais tous ses ouvrages sont signés de son âme éclatante. »
Baudelaire aurait retrouvé en Toulouse-Lautrec, comme en Guys, un « grand amoureux de la foule et de l'incognito ».
Source : Gallica

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