Jean Vallery-Radot,  Oeuvre graphique de Toulouse-Lautrec… (1951)

“ L'intérêt que Toulouse-Lautrec porte au théâtre n'est pas moins vif, non certes pour les pièces qu'on y joue, mais avant tout pour ceux qui les jouent, car « seule, la figure existe ». Ne l'a-t-il pas déclaré d'ailleurs du haut de la tour du château d'Amboise dans une profession de foi qu'a recueillie Joyant ? Et comme il sait les rendre expressifs, avec tous leurs jeux de scène, les visages grimés d'acteurs et d'actrices, violemment éclairés par en-dessous des feux de la rampe ! De 1894, date ainsi toute une admirable symphonie théâtrale dont Lender est le leit-motiv. ”
Source : Gallica

Jean Vallery-Radot,  H. de Waroquier : l'oeuvre gravé… (1955)

“ C'est bien Paul Claudel qui a su le mieux définir Henri de Waroquier quand dans l'importante préface où il décrit les quatorze Cuadros qui composent l'Apocalypse : « Waroquier n'est pas un de ces artistes chez qui la rétine est un palais à qui l'on sert un festin de saveurs : ou bien c'est un spectacle qu'il s'agit de nous procurer par le moyen de la composition. Lui est un constructeur, ou, pour serrer de plus près ma pensée, un sculpteur de monuments dans la troisième dimension, la couleur n'étant que l'un des moyens du relief. Ce monument n'est autre que la face humaine. » ”
Source : Gallica

Jean Vallery-Radot,  Albert Besnard : l'oeuvre gravé… (1949)

“ Mais une autre partie de son oeuvre d'aquafortiste se place aux antipodes de cet élan vers la vie, le mouvement, la lumière. Le créateur de formes, qui écrivait un jour : « Dans la famille humaine, il n'est pas de réelle beauté sans beau geste », songeait aussi, et probablement maintes fois, à celle qui abolit le geste et efface la forme. C'est à la pointe, non au pinceau, qu'il recourut pour exprimer cette angoisse secrète. ”
Source : Gallica

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