Jean Vallery-Radot

Résumé

Jean Vallery-Radot Albert Besnard : l'oeuvre gravé… (1949)

Mais une autre partie de son oeuvre d'aquafortiste se place aux antipodes de cet élan vers la vie, le mouvement, la lumière. Le créateur de formes, qui écrivait un jour : « Dans la famille humaine, il n'est pas de réelle beauté sans beau geste », songeait aussi, et probablement maintes fois, à celle qui abolit le geste et efface la forme. C'est à la pointe, non au pinceau, qu'il recourut pour exprimer cette angoisse secrète.
Source : Gallica

Jean Vallery-Radot Albert Besnard : l'oeuvre gravé… (1949)

L'aîné de Legrand, et contemporain de Raffaëlli, de Buhot et de Lepère, Besnard, graveur, appartient par la majorité de son oeuvre au groupe de ceux qui, de 1880 à 1900, furent les principaux représentants de l'eau-forte française. La naturelle et élégante aisance de sa pointe, l'éclat dont ce décorateur sait envelopper maintes compositions, l' art enfin, dont il joue en virtuose, de répartir les ombres et la lumière, lui assurent à l'époque qui fut la sienne une place de choix dans la longue lignée de nos aquafortistes.
Source : Gallica

Jean Vallery-Radot Albert Besnard : l'oeuvre gravé… (1949)

Si, très vite, dans l'oeuvre de Besnard, l'eau-forte devient essentiellement une eau-forte de peintre, si l' artiste suit volontiers, le pinceau ou la pointe en main, des inspirations analogues, il n'en est pas moins vrai que la gravure demeure bien souvent pour ce peintre un autre domaine plus secret, où il épanche ses confidences, exprimant des sentiments que son pinceau ignore.
Source : Gallica

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