Résumé

Jean Adhémar Gavarni : [exposition, 21 décembre 1954-31 janvier 1955… (1954)

Si les plus grands, les plus exigeants parmi les écrivains du XIXe siècle, si Balzac, Théophile Gautier, Baudelaire, Banville, Sainte-Beuve lui-même, lui ont consacré des articles, et les Goncourt tout un livre, c'est que, derrière cet art subtil, savant, toujours charmant, ils apercevaient un véritable créateur de types. Baudelaire, dans ses Curiosités esthétiques, l'a dit clairement : « On a justement appelé les œuvres de Gavarni et de Daumier les compléments de la Comédie Humaine. Balzac lui-même, j'en suis très convaincu, n'eût pas été très éloigné d'adopter cette idée. ».
Source : Gallica

Jean Adhémar Gavarni : [exposition, 21 décembre 1954-31 janvier 1955… (1954)

A l'époque où se façonne et s'oriente dans sa voie définitive la destinée d'un artiste, telle s'écoule la vie aux mille facettes de Gavarni. Il enrichit de jour en jour son sûr et beau métier de lithographe, en même temps qu'il complète son expérience des mœurs parisiennes dont il sera le peintre. Au milieu de ce tumulte, de ce tourbillon dont il est le centre, l'artiste servi par son prodigieux don d'observation et son étonnante mémoire de l'œil, parvient à s'isoler.
Source : Gallica

Jean Adhémar Gavarni : [exposition, 21 décembre 1954-31 janvier 1955… (1954)

Cette « histoire pittoresque de la bonne compagnie » à la fin de la Restauration, ne devait être qu'un prélude à l'oeuvre immense de l'artiste qui sut, au cours de sa carrière, dépeindre toutes les classes de la société et tous les âges de la vie, dégageant des types, les faisant dialoguer suivant leur rang ou leur condition, et réagir suivant leur caractère, donnant ainsi du Paris de son époque le tableau le plus vivant, rendu en même temps parlant par ses légendes.
Ses débuts permettent d'apprécier ce que Gavarni doit à lui-même et à son travail, c'est-à-dire tout.
Source : Gallica

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