Constantin Guys

Définition et enjeux

Jean-Paul Dubray Constantin Guys : 60 planches hors texte en héliogravure (1930)

Ce n'était pas, certes, pour ce labeur qu il existait, mais pour cette passion délicieuse de dessiner, de rêver, le pinceau à la main, pour lui, pour façonner, pour ciseler et son esprit et son cœur.
Et le matin, et le soir, et la nuit, Constantin Guys s'en va à travers Paris. Il va, flânant avec bonhomie, poursuivant son rêve intérieur, trouvant, malgré tout, la vie bonne, la joie licite, et, comme son âme est emplie d'or, il en laisse un peu sur tout ce qu'il voit.
Source : Gallica

Jean-Paul Dubray Constantin Guys : 60 planches hors texte en héliogravure (1930)

Le Second Empire est une erreur monstrueuse, à tous les points de vue. En politique comme en économique, cette époque est indéfendable. Et cependant ! Qu'on examine une œuvre de Constantin Guys : il ressuscite avec ses personnages apprêtés, son luxe frelaté, ses amours plates et sans avenir. Mais il est magnifié par la magie de l'art. Il est digne, en tous points, des consécrations. Constantin Guys, Parisien, a fixé les heures mémorables, l'atmosphère, l'esprit de cette période qui est un crépuscule de la pensée et de l'esprit français.
Source : Gallica

Jean-Paul Dubray Constantin Guys : 60 planches hors texte en héliogravure (1930)

Constantin Guys eut, certes, toujours le goût du dessin. Il se forma seul, sans maîtres. Les croquis, l'emploi qu'il fit des couleurs — desquelles jamais il n'abusera — montrent un amateur qui n'a pas passé par les écoles, qui n'a pas une formation « régulière ». Il ne s'embarrassait pas d'une palette classique : il gouachait ou aquarellait avec ce qui lui tombait sous la main, avec une fureur telle qu'il faisait rejaillir l'eau de son pinceau « jusqu'au plafond », dit le poète des Fleurs du Mal.
Source : Gallica

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