Jean-François Pellet, Le barde des Vosges . Recueil de poésies… (1829)
“ EUDOR. Quiconque, envers son prince, à ce point-là fut traître, Quoi qu'on fasse, seigneur, est toujours prêta l'être, Et, si j'avais été l'arbitre de son sort, Il n'eût eu pour pardon que l'exil, ou la mort. Ce n'est qu'en punissant qu'on assure son règne. CONSTANTIN. Va, je veux que l'on m'aime et non pas qu'on me craigne ; Et je bais ces tyrans dont l'orgueil insensé A paraître inhumain se croit intéressé. • Plus un monarque est bon plus l'état est tranquille. Fuyons une vengeance au pouvoir trop facile, Et de Maximien signalant le pardon, Faisons rougir sa haine à force d'abandon. ”
