Daumier (1912)

Résumé

Daumier (1912)

“ La mimique de Louis-Philippe garde pour nous sa valeur comique, mais nous admirons surtout cette composition savante et saisissante qui évoque, comme en contre-partie, le souvenir du Hamlet au cimetière, de Delacroix, la notation expressive de la foule en deuil, le paysage si largement, si librement résumé, avec son horizon indéfini et la colline funèbre.
Comparé aux dessins précédents, le métier a pris une assurance plus grasse ; le jeu des lumières, des blancs, des gris et des noirs profonds donne la joie d'un beau morceau de peinture.
”
Source : Gallica

Daumier (1912)

“ Il y a là pour la palette de Daumier le thème le plus éclatant, le plus caressant ; il sait, en quelques indications, donner l'impression de l'image entrevue et la faire vivre parmi les images qui l'entourent.
Toute sa puissance s'attendrit en nuances délicates, impalpables. L'amateur, penché sur un carton ou debout, en arrêt, participe à l'harmonie sur laquelle il se détache et l'on devine une sympathie cordiale de l'artiste pour l'homme à qui les œuvres révèlent leur secret, pour l'ami inconnu sensible à la beauté.
”
Source : Gallica

Daumier (1912)

“ Un enfant dort, un paysan somnole, quelques personnes essayent de lier conversation, d'autres regardent à la portière; une mère allaite son nourrisson, une vieille demoiselle bien droite, rêve, les yeux et l'esprit dans le vague, et, près de ces habits et de ces blouses, de ces feutres usés et de ces chapeaux haut de forme, dans cette promiscuité de bourgeois et de paysans, l'attention de l'artiste se fixe sur une vieille campagnarde, recueillie comme à la messe, les mains croisées sur son panier, la physionomie usée et matoise. ”
Source : Gallica

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