Résumé

Georges Veyrat La caricature à travers les siècles (1895)

« Il faudrait, dit M. A. Dayot, un volume pour étudier dans ses multiples manifestations ce talent si complexe, si fin et si délié, fait à la fois d'ironie mordante, de gaîté gauloise et d'impitoyable observation. »
Sa création maîtresse, tant au théâtre que dans la caricature, est ce Joseph Prudhomme auquel il a prêté les aphorismes prétentieux et vides des bourgeois de son temps.
« Otez l'homme de la société, fait-il dire à un de ses a types », vous l'isolez. »
Source : Gallica

Georges Veyrat La caricature à travers les siècles (1895)

La première n'est qu'une fantaisie bouffonne, plutôt « bonne
fille » ; la seconde est un moyen de censure redoutable pouvant aller jusqu'à la cruauté.
Dans les deux cas, la caricature s'applique, comme la comédie, à amuser les spectateurs aux dépens des faits ou des gens qu'elle met en scène : Castigat ridendo mores.
Il serait juste d'ajouter que, sous ses deux aspects, elle est cruelle, plus ou moins.
Rire des infirmités morales ou physiques dont les gens sont affligés ; rire des vices ou des passions qui les tourmentent, n'est-ce pas, à tout prendre, de la réelle cruauté?
Source : Gallica

Georges Veyrat La caricature à travers les siècles (1895)

Aussi, dans cette étude historique, parlerons-nous autant des caricaturistes que de la caricature, qui reflète le caractère de ceux qui se sont livrés à cet art, tout en peignant les milieux où ils vécu.
Au résumé, il y a deux sortes de caricature : La charge, qui se borne à exagérer les laideurs et les infirmités physiques, la singularité des habitudes et du maintien; la satire qui, tout en représentant l'homme sous des formes ridicules ou grotesques, s'attaque principalement à ses passions et à ses vices.
Source : Gallica

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