Hogarth

Définition et enjeux

Augustin Filon,  Revue des Deux Mondes

“ Quand même l’Angleterre du XVIIIe siècle lui offrirait autant de voûtes et de panneaux disponibles que l’Italie du XVIe la tâche ne tenterait pas William Hogarth. Ces dieux nus, ces héros drapés, dont les contemporains de Le Brun et de Kneller ont fait leurs délices, ne lui présentent que des attitudes convenues, des costumes sans date, des corps sans âme, et des corps dont l’anatomie elle-même diffère de la nôtre. Au seuil de ce monde mort, dont l’existence, même dans un passé reculé, lui semble un problème, Hogarth recule de dégoût et presque de peur. ”
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Portrait de Théophile Gautier Théophile Gautier,  Zigzags

“ Toutefois, tel qu’il est, Hogarth a un mérite, c’est l’originalité. Il ne ressemble à personne ; un fort parfum de terroir respire dans tout ce qu’il fait, il est gris, froid, gourmé, raide, carré, mais Anglais jusque dans la moelle des os. ”
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Portrait de Frédéric Mercey Frédéric Mercey,  Les arts en Angleterre

“ C’est un talent du troisième ordre.
Si Hogarth avait su peindre, nous l’aurions placé en tête des fondateurs de l’école anglaise, mais ses tableaux sont d’un coloris gris et plâtreux on ne peut plus déplaisant, sa touche a quelque chose de baveux et d’indécis qui repousse. Ses compositions, comme les marines de West, ont donc besoin d’être traduites par la gravure. Hogarth, en effet, n’a de valeur que par la pensée, toujours philosophique, ingénieuse et puissante. Nul n’a pénétré aussi profondément que lui dans les entrailles d’un sujet, et n’a su tirer un plus admirable parti des contrastes.
”
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