Résumé

Exposition des peintures et dessins de H. Daumier… (1878)

Ces oscillations politiques, cette agonie, ce râle de la bourgeoisie, par un suprême effort Daumier les a enregistrés sur la pierre.
On ne saurait juger un artiste sans l'avoir suivi pas à pas dans sa carrière; c'est une longue étude quand on a affaire à un de ces féconds producteurs dont l'imagination travaille comme l'eau d'une fontaine.
Il en est ainsi de Daumier dont j'ai étudié l'œuvre feuille à feuille. Ce grand crayonneur laissera une sorte de panorama satirique de la
bourgeoisie pendant la première moitié du XIXe siècle.
Source : Gallica

Exposition des peintures et dessins de H. Daumier… (1878)

Un arbre chétif sur le pli d'une colline, de pâles maisons entassées, un ruban contourné de cette Seine que Mme Deshoulières a chantée dans un joli vers; sur un coteau éloigné, une petite masure que le caricaturiste a peut-être rêvé d'habiter loin des misères de la ville, tels sont les motifs favoris qui ont permis à l'artiste d'introduire l'air, la lumière et le soleil dans quelques-unes de ses compositions; mais ce sont des cas peu fréquents dans une œuvre considérable où l'homme est plus particulièrement représenté dans sa boîte de plâtre, livré à mille ridicules d'intérieur.
Source : Gallica

Exposition des peintures et dessins de H. Daumier… (1878)

Des masques il passa aux portraits en buste : le Charivari de 1833 en contient qui ne sont pas encore du domaine de la caricature.
Voilà des hommes étudiés de près. Daumier les reprendra en pied, dans leur allure habituelle, allant, venant, les mains dans les poches, avec de gros ventres ; rien ne sera omis des allures des familiers de la cour citoyenne, ni les lunettes, ni les perruques, ni le coton dans les oreilles, ni les traces d'élégances de l'Empire, ni les cheveux ébouriffés, ni les grands faux-cols, portraits plus réels que la plupart de ceux des galeries de Versailles.
Source : Gallica

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