Jules Hédou

Jules Hédou

Résumé

Portrait de Jules Hédou Jules Hédou Jean Sorieul, 1823-1871 (1882)

Voici donc deux peintres que la providence avait exceptionnellement doués et qui cependant ne surent atteindre avec leur talent que le seuil de la célébrité. Tous les deux ont eu le même sort, quoique à notre avis Duveau fût plus fortement trempé que Sorieul. Ils moururent encore jeunes, alors qu'ils auraient dû être dans toute la force de leur talent ; mais l'enveloppe usée ne sut pas conserver l'intelligence et les dons heureux que Dieu leur
avait impartis, tant il est vrai qu'il est bien rare qu'un artiste ait un grand talent s'il n'a pas un grand caractère.
Source : Gallica

Portrait de Jules Hédou Jules Hédou Jean Sorieul, 1823-1871 (1882)

Aussi Sorieul, conscient de l'état peu convenable de son intérieur, fuyait-il un monde qu'il ne pouvait recevoir chez lui. En qualité d'ami et de compatriote, nous avons quelquefois forcé la consigne et jamais nous n'avons vu dans l'atelier qu'un seul visiteur : c'était le peintre Louis Duveau, qui avait eu son heure de célébrité et dont le talent eût été bien grand, si lui aussi avait su être un homme comme il savait être un peintre.
Source : Gallica

Portrait de Jules Hédou Jules Hédou Jean Sorieul, 1823-1871 (1882)

Le séjour d'Hippolyte Bellangé à Rouen, de 1837 à 1853, n'eut pas sur les jeunes gens de la ville qui pouvaient se destiner à la peinture l'influence que l'on supposerait, étant donnés, d'une part, le talent incontestable de l'artiste, et, d'autre part, le genre qu'il avait adopté, lequel était certes bien séduisant pour de jeunes têtes. En effet, au sortir des guerres de l'Empire, au début de la conquête de l'Algérie, la représentation de ces vieux grognards et de ces jeunes conscrits avait de quoi attirer les talents naissants.
Source : Gallica

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