Henri Delaborde,
De l’Art et de la Critique d’Art à propos de quelques livres récens
“ En général, le tort principal de la critique actuelle en matière d’art est le défaut de mesure dans l’éloge comme dans le blâme. Pour elle, point de milieu entre l’engouement et l’extrême rigueur, entre le Capitole et les Gémonies. Ce n’est pas tant sa précipitation, son inexpérience même, — bien qu’assez évidente parfois, — qui réduisent ou compromettent l’influence qu’elle devrait exercer; c’est le besoin de paraître neuve à tout prix, c’est cette volonté absolue de dire autre chose que ce que l’on a dit, de ne reculer devant aucun sophisme, si ce sophisme n’a pas eu cours encore. ”
