Résumé

Portrait de Henri Delaborde Henri Delaborde L’École française de Gravure, ses tendances et ses derniers travaux

C’est cette impuissance fatale à discerner, dans un travail de reproduction, entre ce qu’il convient de transcrire et ce qu’il faut interpréter, ce sont ces infirmités radicales qui condamnent éternellement la photographie au rôle d’une industrie au-dessous et en dehors de l’art. La photographie ne sait et ne peut que parodier l’apparence des modèles qu’on lui propose ; la gravure réussit à s’en approprier la physionomie intime et le sens.
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Est-ce assez que la quatrième classe de l’Institut envoie tous les deux ans un lauréat à Rome, où, soit dit en passant, les grands monumens de la peinture et de la sculpture ne manquent certes pas, mais où les beaux spécimens de la gravure sont infiniment plus rares qu’à Paris ? L’École des Beaux-Arts a-t-elle simplement pour mission de récompenser le talent, quels qu’en soient d’ailleurs les précédens et l’origine, et ne conviendrait-il pas avant tout qu’elle fût appelée à le former ?
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Si le mot pouvait être de mise à propos d’une œuvre d’art et par conséquent d’un travail profondément raisonné, on dirait volontiers que dans le Moïse l’habileté a les dehors de la bonhomie. La limpidité de l’effet, l’élégance de la pratique, la grâce du dessin, tout semble si naturel et si facile qu’on serait tenté de méconnaître, sinon le mérite même de l’ouvrage, au moins les peines qu’il a dû coûter.
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