Albert de Neuville

Résumé

Albert de Neuville Gilles Demarteau (1920)

« J'ai été élevé à l'école du crayon rouge », il pensait sans doute aux études à la sanguine de Demarteau qui servaient alors de modèles aux jeunes artistes. L'emploi de son procédé avait d'ailleurs eu pour effet de multiplier les bonnes copies des œuvres de maîtres, et de rendre celles-ci plus facilement accessibles à tous. C'est la gravure en manière de crayon qui, par son charme et sa fidélité, a le plus contribué à la diffusion des choses d'art, avant qu'elles ne fussent vulgarisées par les procédés photographiques.
Source : Gallica

Albert de Neuville Gilles Demarteau (1920)

Ce fut encore un artiste liégeois, le sculpteur Georges Petit, qui rappela le glorieux événement. Il composa une médaille, d'un beau style, portant l'inscription : La France honore Liège. Dans cette médaille, comme dans l'estampe de Demarteau, la France et Liège sont représentées par deux nobles figures de femmes, qui, en gestes éloquents, se vouent une amitié et une reconnaissance éternelles ; véritable symbole des liens qui ont toujours uni à la culture française la pensée wallonne.
Source : Gallica

Albert de Neuville Gilles Demarteau (1920)

Il a fait siennes les grâces de Boucher, comme Amyot a fait siennes les captivantes biographies de Plutarque. Il a, dans ses expressives gravures, embelli les pastorales de Huet, comme Amyot, dans son français savoureux a transformé en chef-d'œuvre le roman de Daphnis et Chloé. Pour arriver à un pareil résultat, il faut avoir du style. C'est par ce style que Demarteau parvint à se faire un nom dans la foule des graveurs de son époque et à les dominer. C'est par ce style qu'il survit aujourd'hui glorieusement, digne d'être réclamé par la France et d'être honoré par sa ville natale.
Source : Gallica

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