Carle Vanloo

Définition et enjeux

Alfred Des Essarts,  Les Grands peintres, par Alfred Des Essarts… (1862)

“ Après le départ de Boucher, le silence rentra dans l'atelier où l'oncle et les neveux travaillaient ensemble. Carle Vanloo, toujours mécontent de lui-même, cherchait sa manière et il ne la trouvait pas. Tantôt, comme dans sa Jeune Orientale, il imitait à son insu les Vénitiens; tantôt, comme dans son Mariage de la Vierge, il revenait par un vague souvenir de famille au fini trop précieux des Hollandais. Il lui fallut du temps pour nécouvrir cette route libre où l'artiste doit marcher quand il ne veut pas être un copiste. ”
Source : Gallica

A. Houssaye,  Revue des Deux Mondes

“ Sa renommée dépassa alors son talent de mille coudées. On ne parla plus de Carle que comme du premier peintre vivant. Pour lui, qui ne savait ni lire ni écrire, la critique se mit en émoi ; les plus malveillans le comparèrent à un mauvais peintre qui s’appelle Rubens ; les moins apologistes déclarèrent qu’il avait plutôt trouvé une belle ligne que le divin Raphaël. Carle Vanloo, en homme raisonnable, n’écoutait ni les uns ni les autres, sous prétexte qu’il n’avait pas de temps à perdre. Il croyait, comme beaucoup de bons esprits, qu’une belle figure vaut mieux qu’une belle théorie. ”
Source : Wikisource

A. Houssaye,  Revue des Deux Mondes

“ Un matin, plus pâle et plus rêveuse que de coutume, elle descend à l’atelier ; n’y voyant pas Carle Vanloo, elle va s’asseoir sur son fauteuil, devant une toile à peine barbouillée de quelques coups de pinceau ; elle prend un crayon et se met à dessiner. Son père, qui la suivait, entre en silence dans l’atelier ; frappé de l’air inspiré de sa fille, il s’avance derrière un grand tableau tout en murmurant : « Voilà bien les Vanloo, ils savent dessiner avant d’avoir appris. » ”
Source : Wikisource

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