Peinture hollandaise

Définition et enjeux

Portrait de Léon Daudet Léon Daudet Alphonse Daudet

La peinture hollandaise me fait songer à un des phénomènes les plus singuliers de l’histoire de l’art et, par conséquent, de l’imagination. Il est des époques où les esprits s’exaltent pour la peinture, comme au XVIIe siècle en Hollande, pour l’art dramatique, comme au XVIe siècle en Angleterre, comme en Espagne, comme au XVIIe siècle en France. On assiste soudainement à une éclosion simultanée de génies fort dissemblables, mais tous abondants, tous marqués par l’amour de la vie et de ses formes, tous observateurs de fenêtres.
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Jules Girard Revue des Deux Mondes

La vie de tous les jours, ses côtés communs, ou grossiers, ou ridicules, sans que la peinture soit forcée ni même poussée jusqu’aux dernières limites ; non plus la passion, mais le vice avec les industries qui s’y rattachent : voilà le champ où il s’exerce, et ces petits tableaux de genre, assez analogues à ce que seront beaucoup d’œuvres de la peinture hollandaise, ont encore de quoi plaire. S’ils ne causent pas de vives émotions, ils peuvent amuser par le piquant des détails de mœurs et par la saveur des expressions.
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Th. de Wyzewa Revue des Deux Mondes

Seule la peinture hollandaise du XVIIe siècle nous offre le même spectacle d’un épanouissement rapide presque aussitôt arrêté : avec cette différence pourtant que la peinture hollandaise s’est en quelque sorte épanouie tout d’un coup, parvenant d’emblée à sa plus haute perfection, tandis que la littérature russe n’a point cessé pendant soixante ans de s’accroître d’élémens nouveaux, de telle façon que le dernier de ses maîtres est sans contredit le plus grand de tous, et résume dans son œuvre les plus précieuses qualités de ses devanciers.
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