Résumé

Portrait de Émile Michel Émile Michel Amsterdam et la Hollande vers 1630

Curieuses de toutes les choses de l’esprit, excellant dans la broderie, la calligraphie, la musique, assez habiles à modeler, elles étaient en même temps charmantes de grâce et d’amabilité. Les hôtes de la maison paternelle étaient leurs admirateurs, et parmi eux Heins, Coornhert, Hooft, Cats, Huygens, Coster, Reael, Van Baerle, entretenaient avec elles un commerce de lettres dans lequel les allusions mythologiques et les flatteuses allégories n’étaient pas épargnées. Vondel avait surnommé Anna la Sapho hollandaise, et d’autres poètes la chantaient comme la Nymphe d’Amsterdam.
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Portrait de Émile Michel Émile Michel Amsterdam et la Hollande vers 1630

Du moins, on ne les accusera pas d’hypocrisie ; tout cela se passe au grand jour. Ce sont des écrivains hollandais qui nous racontent ces prouesses et des peintres hollandais qui en ont transmis le souvenir à la postérité. Si nombreuses, du reste, que soient ces images, elles ne tiennent cependant qu’une place assez restreinte en regard de l’énorme quantité de portraits, — ceux-là pleins de convenance et irréprochables, — qui ont été peints, gravés ou dessinés en Hollande à cette époque. Jamais, en aucun lieu du monde, on n’arriverait au total qu’ils ont atteint dans ce petit pays.
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Portrait de Émile Michel Émile Michel Amsterdam et la Hollande vers 1630

Quarante ans plus tard, bien qu’il dût éprouver un jour l’intolérance de ses concitoyens, Spinoza rendait un hommage pareil à cette ville d’Amsterdam, « aujourd’hui au comble de la prospérité et admirée de toutes les contrées... où tous, à quelque nation, à quelque secte qu’ils appartiennent, vivent dans une concorde extrême [5] . »
Avec la richesse croissante, l’aspect d’Amsterdam s’était peu à peu modifié. Si c’est là qu’aboutissaient les trésors du monde, c’est là aussi qu’ils étaient dépensés.
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