Jacques-Albin-Simon Collin de Plancy, Le ménétrier d'Echternach et quelques autres légendes d'artistes… (1853)
“ Votre maître tout à l'heure recevra deux cents onces d'or pour votre rançon. — Et ces deux cents onces d'or, Juan, t'appartiennent, ajouta Velasquez. J'ai déjà beaucoup gagné en trouvant en toi, au lieu d'un esclave, un artiste et un ami. — Ah ! toujours un esclave, s'écria Juan de Paréja avec effusion. Oui, reprit-il, je veux tous jours être votre esclave. Et il embrassait les genoux de son maître. Rubens, trop ému, avait déposé la palette et le pinceau. Il remit au lendemain le plaisir que lui demandait Velasquez. Les deux cortéges sortirent. ”
