Jules Bonnet, Lettres de Jules Bonnet, 1851-1863 (1898)
“ Quelques lignes de Sigismond, m'exprimant ses regrets, presque ses remords, sont venues seules faire diversion aux ennuis inséparables d'un séjour à Madrid. Le Prado n'est qu une médiocre imitation des Champs Elysées, la Puerta del Sol une place quelconque où flanent le soir, affublés de leurs grands manteaux, les bourgeois de la ville. Le musée m'offre de plus rares jouissances, et je ne me lasse pas de visiter ses merveilleuses toiles de Velasquez et de Murillo, qui font un digne pendant aux chefs-d'œuvre de l'Italie. ”
