Bibliothèque nationale

Résumé

Bibliothèque nationale Goya : exposition de l'oeuvre gravé… (1935)

L'OEUVRE gravé de Goya est un miroir où se reflète fidèlement le génie du grand peintre. Son tempérament ardent, la fougue de sa pensée, sa maîtrise de la couleur éclatent, en effet, dans ses eaux-fortes si chaudement lumineuses.
A ceux qui ont eu la bonne fortune d'admirer ses peintures à l'Académie de San Fernando, au Prado, ou dans un de ces palais d'Espagne si riches en chefs-d'oeuvre, il suflit de feuilleter les Caprices ou les Disparates, les Désastres de la Guerre ou la Tauromachie pour évoquer le souvenir de ses toiles les plus célèbres.
Source : Gallica

Bibliothèque nationale Goya : exposition de l'oeuvre gravé… (1935)

C'est que Goya appartient à la lignée des grands peintres qui ont parlé tout naturellement le langage de la gravure. Aussi et malgré tout ce qui les différencie, ne peut-on regarder les eaux-fortes de Goya sans penser à celles de Rembrandt.
Peut-être est-ce un peu parce qu'on évoque inconsciemment une sorte de parallélisme de leur vie : leur jeunesse heureuse, cette vie exclusivement consacrée à l'art, leur fin également pénible et misérable. Mais c'est avant tout par ce que leur art à tous deux est un art essentiellement humain, essentiellement vivant.
Source : Gallica

Bibliothèque nationale Goya : exposition de l'oeuvre gravé… (1935)

Goya l'aragonais, au contraire, est ardent comme le soleil qui brûle le sol de son pays. Certes il donne à la vie intérieure de ses héros une très grande place, certaines planches des Caprices témoignent de la vigueur de sa pensée, mais c'est une vie intérieure plus tourmentée qui se traduit par un besoin d'action, par une mimique pleine de vivacité. Goya est, en effet, tout action, ses personnages semblent continuellement en mouvement, ou lorsque, par hasard, ils sont immobiles, nous devinons que cette immobilité est toute momentanée.
Source : Gallica

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