Marcel Nicolle

Élements biographiques

Marcel Nicolle La peinture au Musée du Louvre…

Le double Portrait d'une jeune lemme et d'un jeune garçon, par Hoppner, ne manque pas d'une certaine allure et la recherche de la grâce y est manifeste. Mais l'œuvre est mal venue, étriquée, les personnages ont des attitudes guindées, et leurs visages pincéé-arrivent difficilement à sourire; la peinture
manque de fraîcheur, les ombres sont trop noires, et l'on cherche vainement dans cette page, qui n'est certes ni sans valeur ni sans mérite, cette souplesse de facture et cette aisance du pinceau qui sont la caractéristique et le charme de l'ancienne peinture anglaise.
Source : Gallica

Marcel Nicolle La peinture au Musée du Louvre…

Non seulement on le range dans l'école espagnole au-dessous du Greco, de Zurbarân, de Velâzquez et de Goya, — opinion qui peut se défendre si l'on se place simplement au point de vue d'une certaine compréhension de la nature, qui correspond au goût actuel, — mais on affecte volontiers de considérer Murillo comme un artiste jadis surfait à tort, comme un maître de second ordre, comme un praticien d'une virtuosité banale au service d'un idéal fade et mondain, en un mot comme une personnalité insipide et, somme toute, peu intéressante.
Source : Gallica

Marcel Nicolle La peinture au Musée du Louvre…

La lumière aussi joue son rôle, et son grand rôle, dans cette peinture. Depuis ses intensités les plus franches jusqu'à ses lueurs les plus fugitives, ne semble-t-elle pas être un instrument docile entre les mains du peintre ? Idéaliser son modèle, Velazquez n'y songe guère, mais il le transfigure à force de clartés.
La manière dont il dispose de l'air ambiant lui constitue surtout une supériorité sur tous les peintres. Velâzquez est par excellence le peintre de l'atmosphère. Lui seul fait saisir ce qu'il y a de subtil dans la monochromie de la nature castillane.
Source : Gallica

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