Paul Lefort

Élements biographiques

Paul Lefort La peinture espagnole (1893)

Avec des méthodes larges, une entente parfaite du groupement de ses personnages, une aisance magistrale à traiter les grandes masses colorées, le Greco apportait aussi de Venise, à l'école espagnole, ce que ne possédait qu'imparfaitement Navarrete, une coloration chaude, d'une grande richesse de ton, un dessin personnel, le sens du mouvement, de la vie, et dans l'expression de ses têtes, toujours saisissantes de caractère, quelque chose d'étrangement émouvant, de fiévreux et de singulièrement mélancolique.
Source : Gallica

Paul Lefort Velazquez (1887)

Le portrait de ce diminutif d'homme, sur le visage expressif duquel se lisent la finesse et l'esprit, et où l'on démêle une légère teinte de mélancolie, est, comme exécution, de la plus surprenante habileté. Avec un peu d'ocre et du noir et du blanc, dont il tire toute la riche gamme des gris, Velazquez est parvenu à créer une figure d'une réalité singulièrement puissante. Les noirs des vêtements, qui forment la note dominante, s'y nuancent en teintes d'une variété, d'une apparence et d'une souplesse si réelles, si tangibles, qu'ils semblent saillir de la toile.
Source : Gallica

Paul Lefort Espagne et Portugal, par Paul Joanne… (1906)

De cette veine d'observation sont sortis de nombreux et charmants tableaux de genre et ces curieux cartons que la fabrique royale de tapisseries de Santa Barbara a transformés en tentures d'un coloris frais et d'un éclat réjouissant. Si la peinture religieuse ne convient guère à son scepticisme, il sait, du moins, dans ses pittoresques fresques de l'église de San Antonio de la Florida, à Madrid, faire preuve d'un talent indéniable dans l'art de composer, de colorer et d'animer des multitudes.
Source : Gallica

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